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Spectacle tout public à partir de 6 ans. Structure légère, peut même être joué en pleine air.

 

A trop lorgner, on finit par loucher…

 


Atroplorgnerdémo
envoyé par antheridie

 

     Deux personnages, deux corps différents, deux cultures très différentes se rencontrent sur un territoire dont tous deux revendiquent l’appartenance. Le premier parce qu’il y vit, le deuxième parce ce qu’il l’a acheté à des personnes qui n’en étaient pas propriétaires.

 

     Le personnage de Komla s’inspire à la fois du petit peuple africain et des classes populaires occidentales – ceux qui n’ont pas le pouvoir mais des connaissances non reconnues par la société occidentale (débrouillardise, rapport plus fort à la nature et au naturel de l’homme, pas d’esprit d’entreprise).

                 

       A l’opposé, Pasdherbe est la figure du pouvoir économique et politique occidental. Cependant, derrière sa rigidité et son puritanisme, il apparaît comme un être plein de contradictions et de désirs réprimés.

      Entre ces deux personnages s’instaurent très rapidement des rapports de forces. Pasdherbe prend le pouvoir ; mais il peut être pris à ses propres pièges. Komla a d’autres armes « ce qui est souple est plus fort que ce qui est dur » disent les taoïstes…                                                     

      La cohabitation de deux cultures entraîne des quiproquos et une multitude de situations comiques.

     Nous assistons donc à la cohabitation de personnages qui, dans la vie, ne se rencontrent malheureusement pas, s’évitent et s’ignorent. Vont-ils pour autant être capables de s’écouter ?

      Il n’y a pas de bon et de méchant, il y a, comme dans la vie, des êtres pétris par leur culture, avec des peurs et des faiblesses, avec des masques sociaux.

      C’est l’incompréhension des hommes entre eux et la négation de la différence comme source de richesse qui me posent question.

  

La forme :

      Ce duo s'appuie sur deux formes d'art : la danse contemporaine et le jeu masqué inspiré de la Commedia dell’arte. Nous les mélangeons pour les enrichir l'une l'autre. La gestuelle théâtrale des personnages naît du rapport entre le masque – créé pour l’occasion - et le corps de l'interprète, ce qui définit le caractère de chacun des protagonistes.

 

                         

     « L’acteur qui joue sous le masque reçoit de cet objet de carton la réalité de son personnage. Il est sous son contrôle et lui obéit irrésistiblement. A peine l’a-t-il chaussé, il sent s’épancher une existence dont il était vide, qu’il ne soupçonnait même pas. » Copeau.

 

      La danse prend pour base le corps ainsi créé du personnage et développe les mouvements et les images.

      «Ce sont des attitudes composées de symétrie, sottes mais spirituelles, grossières, mais gracieuses, toujours bizarres et montrant toujours un état d’âme conforme à la situation et au sujet traité » J. Casanova 

      Les discours absurdes et publicitaires de Pasdherbe (l’un des personnages), les dialogues comiques se mêlent dans une diversité de ton à des passages de L’illusion Comique de Corneille et à un poème de Becket « Comment dire ».

      En effet nous nous permettons d’insérer dans cette pièce burlesque des moments tragiques qui donnent aux personnages une plus grande humanité.

 

      Je veux parler du monde actuel et non pas reproduire exactement une forme passée aussi intéressante soit elle. La commedia dell’arte telle qu’elle a existé ne toucherait pas le public actuel comme elle touchait celui de l’époque : Pantalon, vieux marchand vénitien, représentait  ceux qui avaient le pouvoir et l’argent. Ce n’est plus tout à fait le cas. C’est pourquoi, au lieu d’un Pantalon, je crée un nouveau personnage, mélange d’homme d’affaire et de vautour (qui n’est pas forcément un animal négatif mais qui a un comportement assez proche de la classe « mondialisée »). Car je veux parler au public d’aujourd’hui des problèmes très actuels qu’entraînent la mondialisation et les relations de pouvoirs qui ont, elles, toujours existées. Les rapports de force ne sont plus forcément entre maître et valet mais entre une classe mondialisée et des classes populaires, entre les Pays Riches et les Pays les Moins Avancés.

                        

   « Si je pouvais, je descendrais dans la rue, et j’observerais les vices, les caractères particuliers et tous les comportements qui distinguent l’homme moderne ;  et, à partir de ces notes, j’essaierais de créer de nouveaux types fixes. Ainsi pourrait renaître la Commedia dell’Arte, mais une Commedia dell’Arte actualisée bien sûr. »   Duchartre

 

     Mais, bien que n’étant par parti des types de la Commedia dell’Arte, nous y revenons naturellement : Pasdherbe est un mélange de Pantalon (le maître vénitien) et du Dottore (celui qui croit tout savoir mais ne dit que des tautologie), Komla est proche du Zanni (le paysan qui vient se louer à la ville en tant que serviteur).

 

Les masques :

     Tout comme les personnages, ils sont très différents. Celui de Komla est composé de courbes et de rondeurs, alors que celui de Pasdherbe est anguleux et a des reliefs abrupts. Je voulais que les masques soient en accord avec la gestuelle de la loutre et du vautour mais pas qu’ils représentent ces animaux.

     Finalement ils s’apparentent aux types de la commedia dell’arte : Zanni et Pantalon, des types et des rapports de force sans doute universels. Les types de la Commedia dell’Arte « sont toujours caractérisés de façon très approximative, disait Amleto Sartori, [ils] variaient en fonction de l’époque. »: nous en avons donc fait, nous aussi, notre variation.

 

« Pour qu’un masque soit digne de ce nom, son expression doit changer en fonction des gestes que l’acteur accomplit sur scène, et qu’elle évolue en suivant son jeu. Il put constater aussi que cet élément était doué d’un pouvoir précieux : celui de révéler la sensibilité profonde de l’être humain. » Gianfranco De Bosio

 

 

 

           LA GALERIE PHOTOS DU SPECTACLE

 

      Et voici la vidéo "démo" du spectacle A trop lorgner, on finit par loucher…  (20  Mo)

 

Ceux qui ont financé le spectacle A trop lorgner, on finit par loucher…

Défi Jeunes - Josette et Alain Sutter Boulangerie, 7 avenue jean Jaurès, 08 000 Charleville-Mézières -Sutter côté Salon, salon de thé, 39 passage de la République, 08 000 Charleville-Mézières -Chantemur, centre commercial Villers 2, 08 000 Villers Semeuse.- Centre St Antoine des 15/20 -L’Autrejardin